Alexis autour du monde

ZypoliteZypolite

Voila, encore une fois je risque de vous énerver, je suis à Zypolite sur une plage mexicaine du pacifique, température extérieure 35, l’eau est a 20 à vue de nez. Hier j’ai fait une excursion en bateau histoire de voir quelques dauphins (toujours aussi difficiles à photographier ces stupides poissons) puis sortie snorkling ou j’ai réussi à m’écorcher le ventre sur les roches façons je me suis fait attaquer par un jaguar la nuit derniere.

Heureux qui comme ulysseHeureux qui comme ulysse

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage,

ou comme celui là qui conquit la Toison.

Et puis s´en est retourne, plein d´usage et de raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge!

Joackim du Bellay, Les regrets

et moi et moiet moi et moi

Sept cent millions de chinois Et moi, et moi, et moi Avec ma vie, mon petit chez moi Mon mal de tête, mon psi J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Quatre vingt millions d'indonésiens Et moi, et moi, et moi Avec ma voiture et mon chien Son Canigou quand il aboit J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Trois ou quatre cent millions de noirs Et moi, et moi, et moi Qui vais au brunissoir Au sauna pour perdre du poids J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Trois cent millions de soviétiques Et moi, et moi, et moi Avec mes manies et mes tics Dans mon p'tit lit en plumes d'oie J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Cinquante millions de gens imparfaits Et moi, et moi, et moi Qui regardent Catherine Langeais À la télévision chez moi J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Neuf cent millions de crève la faim Et moi, et moi, et moi Avec mon régime végétarien Et tout le whisky que je m'envoi J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Cinq cent millions de sud américains Et moi, et moi, et moi Je suis tout nu dans mon bain Avec une fille qui me nettoie J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Cinquante millions de vietnamiens Et moi, et moi, et moi Le dimanche à la chasse au lapin Avec mon fusil, je suis le roi J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Cinq cent millards de petits martiens Et moi, et moi, et moi Comme un con de parisien J'attends mon chèque de fin de mois J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

J'y pense et puis j'oublie C'est la vie, c'est la vie

Re MexiqueRe Mexique

Après une nuit de bus jusqu’à Guatemala City puis une journée jusqu’à Quetzaltenango et enfin une demi journée jusqu’à Tapachula et me revoilà au Mexique, pays des vengeurs masqués (Zorro et le sous commandant Marcos) qui a pour devise nationale, si loin de Dieu et si près des Etas Unis.
Pour une fois, je n’ai pas eu droit aux quelques dollars de graissage de patte réglementaires à la frontière. Les douaniers étaient trop occupés à suivre le match de foot France-Mexique au moment de mon passage la France menait 1/0, ils sont restés bon joueurs en fin de compte...

Voila, je remonte tranquillement au nord de la côte pacifique, fuyant les pluies diluviennes guatémaltèques. Je dois patienter 8 heures dans une ville sans grand intérêt à part son inhabituelle propreté pour prendre un bus de nuit. Ici, rien à voir avec ce petit pays qu’est le Guatemala 2000 km m’attendent jusqu’à Mexico City. Je commençais à avoir perdu l’habitude des longs trajets en bus!

TikalTikal

Je reviens juste de Tikal, trempé jusqu’aux os. J’ai passé une nuit clandestine, dormant dans un temple de 400 ap JC, en plein milieu du site, au fond de mon hamac, bercé par les cris des singes hurleurs et du bruit sourd de la jungle environnante, seul en compagnie de qq chauves-souris (Dieu merci, j’avais une moustiquaire!). J’avais trouvé en fin d’après-midi un endroit adéquat, accompagné d’un Français et d’un Danois. La nuit venue, mission commando pour s’orienter dans la jungle, tous feux éteints de peur de se faire prendre par les gardes (armés de fusil à pompes tout de même) dans une nuit noire comme dans le cul d’une négresse, vous me pardonnerez j’espère l’expression! Mes deux comparses ont préfèré dormir avec d’autres touristes, à même le sol. J’ai préfèré faire bande à part, profitant de la présence d’antiques poutres pour suspendre ma couche.Tous cela pour profiter des ruines au lever du jour majestueuses et mystérieuses, les plus grandes et les plus belles ruines mayas que j’ai pu contempler jusqu’à maintenant. Malheureusement pour moi, la saison des pluie vient tous juste de commencer : averses tropicales soutenues qui transpercent même le meilleur des Gore tex...

El Mirador (2)El Mirador (2)

Revenu en entier de mon trek, pas trop de moustiques ni trop d’insectes indésirables, les 5 jours dans la jungle étaient sympathiques mais pas de tout repos! J'étais avec 2 espagnols qui avaient des mollets gros comme mes cuisses. Le deuxième jour, nous avons eu droit à 7 heures de marche, éprouvant! Je n’avais pas autant marché depuis le Népal, un peu rouillé donc mais bon entraînement pour mes prochains treks en Bolivie. La pyramide du temple du mirador était impressionnante, recouverte de végétation, dominant la jungle, couché de soleil au sommet à peine troublé par les cris des singes et des oiseaux tropicaux. J’ai trouvé un bol en terre-cuite, posé par terre, ne sachant pas. Si c’était un vrai je l’ai donné au gardien véridique, époque pré-colombienne soit 400 ans avant JC! intacte!

Juste le temps de prendre une douche et de passer une vraie nuit dans un vrai lit et j’enchaîne pour Tikal, autre temple maya où je vais dormir à proximité pour pouvoir profiter du lever de soleil.

El MiradorEl Mirador

Petite étape à Flores, une jolie petite ville au nord-est du Guatemala, située sur une presqu’île au milieu d’un joli lac. Demain, je pars faire un trek de 5 jours pour EL MIRADOR, 5 jours en pleine jungle pour accéder à la plus grande pyramide maya. Inutile de dire qu’il ne risque pas d’y avoir foule, mais tout cela se mérite : moustiques, taons, 5 a 7 heures de marche par jour. Survivor!

Jardin d edenJardin d eden

Me voila à Lanquin, petit bourg entouré de montagnes parsemées d’une foret luxuriante, de plantations de café et de bananiers. Quelques jours de détentes donc dans un hôtel relax, petits bungalows, routards sympathiques venant des 4 coins du monde, en bas du jardin coule une rivière… Cette nature généreuse nous joue parfois quelques mauvais tours : avant hier soir, une tarentule de la taille de la main avait élu domicile sur mon matelas sous les yeux horrifiés de ma voisine de chambre. Paix à son âme, elle a fini sa paisible vie d’araignée sous ma semelle; le même soir, un Américain s’est fait piquer par un scorpion. J´en ai profité pour expérimenter mon aspi venin (sans grand succès d’ailleurs). D’après les dernières nouvelles, l´Américain est encore de ce monde. Finalement, il a eu plus de chance que son agresseur!

Hier, j’ai fait une excursion aux grottes de Semuc Champey. On aurait cru à une procession d’enfants de choeur, à la queue leu-leu, chacun avec sa bougie, explorant les entrailles de la terre. Une rivière souterraine parcourt les grottes. Il fallait nager, ce qui n’est pas facile avec une bougie. En 2 heures, nous avons à peine parcouru la moitié des grottes.



L’après midi détente, à l’air libre, dans des piscines naturelles reliées entre elles par des cascades, le tout dans une vallée entourée de montagnes escarpées, couverte par une foret équatoriale, vous avez dit jardin d’Eden?

On a marche sur la luneOn a marche sur la lune

Me voila à Antigua, ancienne capitale du Guatemala construite par les Espagnols, petite ville coloniale tranquille. Le problème, en Amérique centrale, c’est comme avec les temples en Asie : lorsque on a vu une ville coloniale, on les a toutes vues. Mais bon, ça serait de mauvais goût que je me plaigne! Hier je suis allé explorer un volcan (pacaya) en activité : coulée de lave descendant comme un serpent de feu, paysage lunaire. Grâce aux guides, j’ai pu marcher sur des coulées refroidies, me dégager les bronches grâce aux vapeurs de soufre! Magique !!!!

Le soir, changement de décor. Antigua por la noche, bars remplis de touristes, à se demander si quelqu’un parle espagnol dans la salle. Ca pourrait être à Paris, Bangkok ou New York. La seule différence ici, c est que le cuba libre se paye en quetzales.A se demander s'il est vraiment nécessaire de se payer un billet d'avion a moins de l'amortir en mojitos, mais alors là "mucho dolor a la cabeza!", salsa mixée en mp3, américaines façon Spring break, à consommer saoule de préférence... très peu pour moi!!!

san pedro de la laguna siempresan pedro de la laguna siempre

Toujours à San-Pedro. J’ai fini mes cours d’espagnol. J’ai réappris les bases, à conjuguer les temps principaux. Il ne me reste plus qu’à pratiquer. Les cours se déroulaient sur la terrasse de l’école avec vue sur le lagon. Mon prof était une petit indienne de 20 ans charmante. J’ai toujours un peu de mal à choisir entre ser et estar mais ça va venir. Ma famille est adorable. Le directeur m’avait prévenu : c’est rustique, pas d’eau courante,seulement 2 jours par semaine, je prends ma douche dans une petite cabine douche, m’aspergeant avec une bassine.Côté comida, c’est plutôt frugal. Je suis obligé d’aller au resto pour compléter. Dimanche, je pars avec les hommes de la famille pour escalader le volcan de San Pedro. Voila, la vie coule doucement à San Pedro. Je viens d’avoir une vision : dans mon cybercafé, à côté de moi, une religieuse en habit surfe sur le Web. Son voile blanc cache l’écran. Dommage, j’aurais donner cher pour savoir.

Désolé, ces derniers temps, ma boite aux lettres a envoyé pas mal de virus. J’ai changé de cyber, j’espère que cela n’arrivera plus. Je commence à avoir les semelles qui me démangent. La route m’appelle : Antigua, ancienne ville coloniale puis le nord du Guatemala avec ses ruines perdues au milieu de la jungle. A très bientôt.

San pedro de la lagunaSan pedro de la laguna

Je suis arrivé a San pedro de la laguna petit village au bord d’un lac magnifique entouré de volcans. J’ai les semelles qui me démangent d’en grimper un! Il ne fait pas trop chaud, il y a moins de touristes qu’à Panajachel,. Voila, c’est donc le lieu idéal pour passer une semaine à apprendre l’espagnol. Je me suis trouvé une école. Quatre heures de cours par jours (sur la terrasse avec vue sur le lac) avec un professeur particulier, s’il vous plait, l’après-midi, conférence et film sur la culture guatémaltèque. Je vais loger dans une famille, immersion total donc.Tous cela pour 90 $ par semaine le pied! Je suis super content de pouvoir me payer le luxe de rester une semaine au même endroit. J’ai décidé qu’en Amérique du sud, je prendrai mon temps, quitte à voir moins de choses.

GuatemalaGuatemala

Me voila au Guatemala. Un passage de frontière c’est toujours passer d’un monde à l’autre et là c’est vraiment un autre monde. Rien à voir avec la frontière Etas-Unis/Mexique. La Mesilla, ville frontière jonchée de détritus, un petit côté indien, des mines patibulaires à faire pâlir un légionnaire. Je me jette dans le premier bus, pressé de quitter cet endroit sordide. Le premier jours dans un nouveau pays, question arnaques, c’est toujours un festival. Le chauffeur veut me faire payer 60 quetzales au lieu de 15 (1.5 euro). Raté pour cette fois ci! Il se vengera sur les 2 Allemands qui m’accompagnent

Guatemala, pays coupe-gorge? Un peu cliché mais j’évite de rentrer tard le soir, en tous cas beaucoup moins développer que son cousin mexicain, ce qui n’est pas pour me déplaire. Une grande partie des guatémaltèques sont en costumes traditionnels super colorés. J’espère que je pourrai vous faire partager cela mais, comme au Mexique, ici, la photo se paye. Le sourire gratuit c’est finit, depuis que les indiens se sont reconnus sur des cartes-postales

Ce soir, je viens d’arriver à Panarachel. Nouveaux chocs. On se croirait à Kao San road, à Bangkok : gavé de touristes, pizza, bars à TV. Finalement, je préférai Quetzalnenango et son côté western made in South America.