Bonjour à tous,



Après presque un an de silence sur ce blog, voici enfin des nouvelles avec ces quelques lignes pour vous résumer l’année… En Mars, j’ai acheté un magasin à Evian les bains. Que du bonheur ! Ma petite entreprise ne connaît pas la crise (pour l’instant !) et je suis dans un cadre de vie de rêve.

Comme activité extra scolaire je me suis inscrit au club de voile où, par chance, j’ai rencontré Dominique qui m’a invité à participer au Bol d’Or, la régate mythique du lac Léman. Les règles sont simples : départ de Genève à 10h le samedi matin, traversée du lac aller retour en tournicotant autour d’une bouée au Bouveret et retour à Genève avant 16h00 le lendemain dimanche, heure de l’apéro. Car l’apéro commence plus tôt en Suisse !

Simple me direz vous. Oui c’est sûr. Petit rappel géographique : le lac fait 120 km de long, et un voilier avance, par définition, avec du vent. Vous comprendrez cette nuance plus tard…

Je me prépare donc activement à cette régate légendaire, prêt à rivaliser vaillamment avec les meilleurs : Alain Gautier et Michel Desjoyeaux, vainqueurs du dernier Vendée Globe Challenge, excusez du peu. Quelques sorties préalables avec mon équipage afin de me familiariser avec le Surprise de Dominique, un monocoque de 7m70, et passage obligatoire chez Décathlon afin d’acquérir tout l’attirail du parfait marin : combinaison, salopette, couteau Suisse ( !) indispensable en cas de naufrage… sans oublier le stylo fusée pour que l’on me retrouve sur le lac si je tombe à l’eau en pleine nuit. Même James Bond me l’envie !

Vendredi soir, je me rends donc au Cercle de la Voile de Genève : petits fours, champagne, petite pépée… mon équipe studieuse, se couche à 22h30 tandis que je me fais la belle en m’échappant par le hublot pour faire la fête toute la nuit. Quelques Whiskies Coca plus tard, petit déjeuner sur la terre ferme où, bizarrement, ça continue de tanguer. Ah la voile quand tu nous tiens !

10h00 : Départ. Le Bol d’Or tient toutes ses promesses : 600 bateaux trépignent sur la ligne, un coup de canon retentit, c’est parti. Sauf qu’il manque un élément essentiel pour une régate digne de ce nom : le vent !!! C’est le calme plat, à peine quelques risées clémentes pour nous porter gentiment au milieu du lac avant la nuit. Je prends mon quart à 4h du mat essayant tant bien que mal de garder mon spi gonflé. Mais une première navigation de nuit cela reste malgré tout magique. Pas un bruit. Lausanne brille de mille feux. J’ai la lune pour seule compagne et mon compagnon d’infortune qui hurle :

- Lofes bon dieu !

- Lofer, c’est tirer ou pousser sur la barre ?

10h20 dimanche matin. Arrivée à la bouée du Bouveret après 30 min passés à la chercher. Nous sommes juste à mi parcours, sonnés par un soleil implacable. Plusieurs fois Eole nous a berné avec une bise qui se lève, le compteur qui s’emballe puis 20 min plus tard c’est de nouveau pétole ! Nous abandonnons et démarrons le moteur comme ces minables traînes couillons qui sillonnent le lac. Retour en bateau à Evian puis à Genève pour applaudir les quelques 60 bateaux qui ont réussi à franchir la ligne. Pour la petite histoire, c’est Alain Gautier qui a gagné la 71ème édition du Bol sur un catamaran tout en carbone à 300 000€… Le pauvre, il a dû se faire chier sur ce lac sans vent plus habitué au force 10 des quarantièmes rugissants.

Bon, mise à part ce manque de vent cela a été une superbe expérience. La vie sur le bateau, l’ambiance à bord, la nav de nuit… j’attends la 72ème édition avec impatience !!!

Amis terriens bon vent ! ;-)

Photos

Site officiel Bol d'Or Mirabaud